All in Interview : James Curd

interview James Curd
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James Curd: Made in Chicago

James Curd revient avec un tout nouveau projet, un trio nommé Favored Nations, en collaboration avec Morgan Phalen et Sid Sidhu. Ça été l’occasion pour nous de lui poser quelques questions sur ces projets (anciens comme futurs) !
L’interview est à retrouver en anglais et en français !

James Curd, is back with his new project, Favored Nations, in collaboration with Morgan Phalen and Sid Sidhu. So, it was a good time to ask him some questions about his different projects

 

James Curd’s interview : English version

 

Firstly, could you introduce yourself a bit for our readers ?

Hello I’m James Curd. I’m from Chicago but I now live in Australia. Been making music and Djing as Greenskeepers and as James Curd for almost 20 years.

 

 How did you start DJing and producing ? 

I was introduced to Chicago house music when I was 15 years old. I was a skateboarder and there was a club that had a half pipe inside that they use to let skaters ride for free. You had to be 17 to get in so I made a fake ID that said I was 17 and I skated there all the time and really loved the music. I started buying records and I was hooked. Soon I was playing raves and loft parties all around Chicago and the Midwest. I saved up my money and bought an MPC2000. Over a terrible Chicago winter I learned the MPC inside and out and released my first record on a French label when I was 18.

 

You describe your style as G-Swing, that you invented, how could you define it ? 

One style that I was focused on in the early 2000’s was “Swing House”.  I used to dig though jazz and swing records in the 2nd hand shops in Chicago. I started making a bunch of house music featuring those samples. I was not the first one to do it. Cajmere and Gemini had done it a few years before. I think I just always liked it and brought it back to life. My friend Romain BNO and I started the label G-Swing because I was making so much of the style we wanted an outlet for the sound. We had lots of artist on the label including some of Lindstrom’s first ever releases.

 

When we look at your discography, we can find many different projects (i.e Greenskeeper, Jimmy & Fred, Favored Nations), is it choice in order not to get stuck in a style ? 

I think it’s just been a natural progression. As Greenskeepers I released songs that were house, indie, rock, disco, downtempo and so on. I love to push myself and I find so much inspiration in so many styles of music I’m always trying to grow. The project represent other artist I’m collaborating with and solo outlets that have different sounds.

 

5 month ago, you release a preview of «Blame» as Favored Nations (with Morgan Phalen and Surahn Sidhu). How did you start this collaboration ? And is there an EP coming soon ? 

Favored Nations is a big focus for me right now. I met Morgan in LA while music supervising a film. We hit it off as friends and he is the best singer I have ever worked with. I came back home after working with Morgan on a few demos and then I asked my friend Surahn to work on the project. The music came really naturally and we decided to make it a full band project.  The first EP is coming out on ETC. ETC out of Sydney. It includes extra production and drums by Joey Waronker from Atoms For Peace.

 

You are born in Chicago, like the house music, what do you think of the electro music scene in the city nowadays ? 

I have always embraced change. I like the retro house sound, deep house and disco that is dominating the beatport charts and clubs. Trap is a fun young style. I stick to djing what I know and what feels right to me as an artist. I don’t follow any trends or ignore them either. I just try and make music that I would dance to if I were on the dance floor and that is what I DJ too!

 

Favored Nations : Blame (Preview)

 

How do you feel when you hear your songs in TV shows or movies, such as «The Incredibles», «Grey’s Anatomy» or even in the AA inflight radio ? 

It feels really good and keeps pushing me to raise my abilities to measure up against the guys doing the same thing with million dollar studios. It makes my mom happy too! (laughs)

 

You have performed in amazing clubs in the whole world, but pretty rarely in France, do you plan to come over anytime soon ? 

I’m hoping to come in May/June. I have a few more releases coming up with Exploited and Classic in Europe and Paris will be my home base for the tour. I used to live in Paris for 3 months out of every year from the time I was 20 to 25 years old. I love Paris and I love France so hopefully I’ll play a show there this spring!

 

Last words are all yours ! 

Thanks tons! I really appreciate the interview and I’m looking forward to seeing you soon!

 

 

Interview de James Curd : version Française 

Tout d’abord, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Salut, je m’appelle James Curd. Je viens de Chicago, mais je vis maintenant en Australie. Je produis et mix depuis à peu près 20 ans, sous le nom de Greenkeepers ou bien à mon propre nom.

 

Comment t’es tu lancé dans la musique ?

J’ai été initié à la «Chicago House» à 15 ans. Je faisais du skate, et il y avait un club dans lequel ils avaient installé un half pipe et ils nous laissant nous en servir gratuitement. Il fallait avoir 17 pour entrer, alors je me suis fait une fausse carte d’identité. J’y ridais tout le temps et j’adorais la musique qu’ils passaient. J’ai commencé à acheter des vinyles et hop, je suis devenu accro. Peu de temps après je jouais pendant des raves, et des «loft party» partout dans Chicago et le «Midwest». J’ai économisé et me suis acheté un MPC2000. Un hiver (particulièrement horrible) j’ai appris à m’en servir sur le bout des doigts, et j’ai sorti mon premier vinyle sur un label français à 18 ans.

Tu décris ton style comme du G-Swing, comment pourrais-tu le définir ?

C’est vrai que je me suis concentré sur le «Swing House» au début des années 2000. En fait j’avais l’habitude de fouiller dans les vinyles de jazz et de swing dans les magasins d’occasions à Chicago. J’ai commencé à créer un tas de morceau house grâce à ces samples. Mais j’ai pas été le premier à le faire. Cajmere et Gemini ont fait ça quelques années avant moi. Je pense que j’ai toujours été attiré par ce style de musique et donc que j’ai essayé de la remettre sur le devant de la scène. Avec mon pote Romain BNO, on a monté le label G-Swing parce que je faisais tellement de morceaux qu’on voulait avoir des débouchés, une visibilité. On a eu beaucoup d’artistes sur le label, dont Lindstrom dont on a produit les touts premiers sons.

 

Jimmy & Fred : I See Lights

Quand on jette un oeil à ta discographie, on y voit beaucoup de projets (Greenskeepers, Jimmy & Fred, Favored Nations…). Est-ce un choix pour ne pas te retrouver enfermer dans une case ? 

Je pense que ça a été une progression naturelle. Sous le nom Greenskeepers, mes morceaux étaient house, indie, rock, disco, downtempo etc… J’adore me donner à fond, et je trouve de l’inspiration dans tellement de style musicaux que j’essaye toujours de me diversifier. Ces projets représentent d’autres artistes avec qui je collabore ou alors des compo solo qui sonnent différemment.

 

Il y 5 mois, tu as sorti la preview de «Blame», sous le nom Favored Nations (collaboration avec Morgan Phalen et Surahn Sidhu). Comment ce projet a-t-il débuté ? Et est-ce qu’on peut considérer «Blame» comme un extrait d’un futur EP ?

Favored Nations est une de mes priorités en ce moment. J’ai rencontré Morgan à LA alors que j’étais là-bas pour superviser la musique d’un film. On s’entend très bien et c’est le meilleur chanteur avec lequel j’ai jamais travaillé. Après ça je suis rentré chez moi avec quelques démos, et j’ai demandé demandé à mon pote Surahn de nous rejoindre dans ce projet. Notre premier EP va sortir sur ETC.ETC, un label basé à Sydney, avec des prods inédites et Joey Waronker (de Atoms for Peace) à la batterie.

 

Tout comme la House tu es né à Chicago. Que penses-tu de la scène aujourd’hui par rapport à tes débuts ?

J’ai toujours été pour le changement. J’aime la house rétro, la deep house et la disco, ces styles qui dominent les charts Beatport et les clubs. Mais la Trap est un style récent tout aussi fun. Je m’en tiens à mixer ce que je connais et ce qui me semble bien en tant qu’artiste. Je ne suis pas les modes, mais je ne les ignorent pas non plus. Je fais juste la musique qui me ferait danser si j’étais moi sur le dancefloor !

 

Pas mal de tes sons ont été diffusés dans des séries ou des films, comme «Grey’s Anatomy», «Les Indestructibles» ou même dans la radio de bord de l’American Airlines. Qu’est ce que tu ressens quand tu entends tes morceaux dans ces situations ?

Ca me fait vraiment plaisir, et ça m’encourage encore plus à repousser mes limites et à me mesurer à tous les gars qui font la même chose que moi avec des studios à plusieurs millions de dollars. Et puis, ça fait aussi plaisir à ma mère (rires).

 

Tu as joué dans des clubs ultra célèbres partout dans le monde, mais assez rarement en France. Est-ce que tu prévois de venir chez nous dans les prochains mois ?

J’espère vraiment venir en Mai ou en Juin. J’ai encore quelques morceaux qui vont sortir en Europe sur Exploited et Classic, et Paris sera mon quartier général pendant la tournée. J’ai vécu à Paris 3 mois par an entre 20 et 25 ans. J’adore cette ville, et j’adore la France, alors j’espère vraiment jouer dans le coin au printemps.

 

Je te laisse le mot de la fin !

Merci beaucoup pour l’interview, et j’espère tous vous voir vite pour mes dates en France !

 

Merci beaucoup James ! 

 

 Sebastian : Caseno (James Curd Remix)

 

 

Retrouvez l’interview de Marc Romboy 
Check out Marc Romboy‘s interview 

 

 

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